EN ROUTE POUR PERMAKABADIO 2018 !

C'est parti, le relais est pris :)

IEFR laisse la place au GIE Bindoula animé par Papis Kalifa Souané à Kabadio.

Ces jeunes sénégalais vont accuaillir du 1er au 16 décembre les Ateliers-Rencontres de la Permaculture !

Au programme, de la théorie, beaucoup de pratique, des chantiers et un forum populaire villageois le 9 décembre à l'école du village.

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 En route pour Permakabadio 2018 !

Vous pouvez suivre l'actualité de ce projet sur les réseaux sociaux comme Instagram #permakabadio ou facebook @permakabadio mais surtout si vous souhaitez participer au stage contactez-nous par mail sur bindoula@permakabadio.com ou via l'évènement facebook https://www.facebook.com/events/1241361196005202/

 

On compte sur vous, WELCOME :)


Nouveau !!!

 

Tu peux désormais nous rejoindre

à Kabadio via Workaway :)


Comme un passage...

en envoyant un texte ce soir à des amis souhaitant organiser un Permakabadio 2 en décembre et qui me demandait de leur faire un petit topo de la situation actuelle je me suis amuser à taper, un peu au km et sans trop relire, le texte suivant. C'est comme une information, comme une petite chanson qui donne des nouvelles de quelqu'un que l'on connaît ou de qui l'on a entendu parlé.
Bel été et bonne lecture :)
@benj_of_kabadio (instagram)
Kabadio, village ancestral enclavé entre les terres, la route goudronnée et l'océan, vit au rythme des saisons depuis des décennies. Son forgeron, ses quartiers catholique et musulman, rythme la vie quotidienne, le travail des champs et les constructions. Bois, terre, ciment et eau sont les matières les plus utilisées par ces villageois du Fogny Diabang Counda, après la nourriture bien sur, composée principalement de riz, poissons et oignons. Je n'ai pas mangé de mil depuis près de 10 ans là-bas.
Les musulmans sont majoritaires et vivent en harmonie avec les catholiques, à l'image de ce récent rapprochement des maternités en un même lieu, le dispensaire catholique.
Les ethnies mandingue et diola sont majoritaire même si des peuls et sérrères se sont installés il y a déjà bien longtemps.
L'école se divise en plusieurs Dara Coranique et une école républicaine ou le français en est la langue officielle.
C'est plus de 200 maisons réparties dans différents quartiers aux noms des ASC (équipe de foot) qui hébergent les 4000 âmes chaque jour.
Les groupements de femmes sont une force colossale pour l'avenir de l'Homme dans ces contrées.
L'électricité est arrivée en 2007/2008 et permet depuis, l'éclairage de bon nombre de maison, mais l'arrivée du solaire à prix gambien (comprendre détaxé) est une réelle et juste concurrence.
La déforestation a été massive, notamment pour permettre les monocultures de cajoux et d'agrumes, voir pour laisser place aux grands jardins de quartiers où l'oignon pousse sous les jeunes orangers. La riziculture et les ponts-barrages offerts par les chinois dans les années 80 encroûte le sol des zones de mangrove, salinisant ainsi la terre en profondeur pour enfin exterminer les palétuviers et affecter les nappes phréatiques.
La notion d'écologie est forte du fait de ce dilemme permanent divisant un tantinet les populations au sujet de l'exploitation de Zirconium sur la dune de Niafrang, dernier rempart entre l'océan et sa montée significative (15 mètres selon mes relevés en 6 mois) et les rizières.
Les résidus de forces armées du MFDC jouent encore un rôle important vers la menace écologique du zirconium.
Enfin, les jeunes générations (20-30 ans), filles comme garçons, se cherchent au point pour beaucoup de se perdre en méditerranée ou dans les rouages machiavélique de l'esclave moderne espagnol, marocains ou libyen. Le conflit générationnel se systématise dans la plupart des famille où les jeunes filles veulent fuir vers les écoles de coiffure et les jeunes hommes devenir conducteur de djakarta (moto-taxi).
Bindoula, place de la rencontre pour la traduction en mandingue.
Nous avons, Ango, Anne et moi créé ce spot de toute main entre 2000 et 2004. L'objectif étant de pouvoir vivre à Kabadio proche du village sans pour autant être systématiquement l'invité de marque de telle ou telle famille, provoquant en plus la jalousie des autres.
Nous avons commencé par un puits, une clôture puis une case ronde de 3 chambres.
Petit à petit, le lieu s'est développé et est passé par des phases, selon les gardiens, de zion pour ganjamen ou de terrain d’expérimentation pour jardinier en herbe.
De fil en aiguille, à partir d'un terrain défriché et brûlé, nous avons planté des agrumes et des manguiers, puis, accueillit un groupement tribal de femmes agricultrices afin de soutenir leur activité maraîchère et leur fabrication de savon, dans un nouveau bâtiment.
Les échanges de séjours Nord-Sud surtout, mis à part quelques 2 ou 3 exceptions, se sont toujours déroulés selon le plan, un séjour, une préparation en France, pour un projet à la demande d'un groupe identifié de villageois, répondant à un ou plusieurs besoins locaux.
Nous en sommes arrivés à soutenir souvent les groupements de femmes sur des questions de suffisance alimentaire par le maraîchage.
Au fur et à mesure des séjours et de nos aspirations en France, nous avons pris des chemins plutôt axés vers l'agroécologie voir même plus récemment la permaculture.
Logistiquement pas mal du tout, fort de notre expérience de 20 ans d'Afrique comme on dit, nous avons pu continuer d'accueillir des groupes à thèmes, valides ou porteurs de handicaps à n'importe quelle saison de l'année et venant d'Europe mais aussi d'Amérique du Sud où la recherche d'identité africaine est forte.
Nous avons tourné sur 3 ans un grand documentaire et avons aussi produit notre reportage sur le séjour Permakabadio, primé au festival Vues d'Afrique de Montréal.
Aujourd'hui, pour des raisons éthique et humaine (la solidarité en France notamment repose uniquement sur ceux qui se lève tôt le matin...) mais aussi parce qu'une partie de la population de Kabadio, tend à se prendre en main, à refuser l'assistanat tout en acceptant l'aide utile et humaine, nous avons dissout notre association IEFR et les jeunes en questions de leur côté ont pu créer leur GIE, Bindoula.
Objectifs : vivre du lieu, permettre des échanges locaux, nationaux, continentaux, internationaux, en hébergeant, commercialisant, transportant, créant... à fond quoi !
Sur le plan permacole, Bindoula se compose désormais de 4 terrains (achats de terrains partagés par des occidentaux en soutien au projet, possible à la demande !) et d'une cuisine, de sanitaires, d'un logement de 9 lits et d'une maison pour la famille vivant sur le lieu (un couple, 2 enfants). 2 jeunes amis, par choix, vivent aussi sur le lieu et s'affairent au jardin mais aussi aux travaux en échange du gîte et du couvert. L'équipe est rodée, renforcée par une dizaine d'amiEs disponibles dès que besoin, en échange du thé, du repas et de la cigarette !
Actuellement, le terrain principal est clôturé, barbelés, filets de pêche et haies vives. Un poulailler y est construit, un abri pour l'âne et la charrette, le tout protégé par Juliette et ses chiots. Le jardin de 120m² est lui aussi clôturé naturellement et le puits de trouve à son entrée. On y trouve des buttes et des accès, un vermicomposteur tenu par 2 jeunes femmes du groupe, un espace formation (table-bancs), un mandala-garden, des plans de Artémisia annua et de nombreuses pépinières en sachets. Un cinquantaine de plans de 1 à 3 ans sont en terres (manguiers, orangers, cocotiers, moringa, cacao, bananiers...).
Le groupe a été formé lors des différents séjours, et plus récemment, en juillet, lors du dernier, formé aux propriétés du moringa, à la culture maritime et à d'autres aspects précis de la permaculture grâce à notre partenariat avec le Jardin de Kafountine ART OASIS.
Nous avons créé en décembre un séchoir solaire pour les plantes.
D'autres outils sont disponibles mais très peu en rapport aux besoins.
Les besoins justement, ce sont tout d'abord ceux d'une petite ferme naissante, des moyens, des terrains, des apports en compétences.
Côté matériel, une moto appartenant au groupe et financée par IEFR, permet de ramener chaque jour l'argent du repas, moto-taxi conduite par un membre partageant les recettes. Une aide financière grâce à notre dernière randonnée nocturne va permettre la mise en place du forage et ainsi permettre d'améliorer la gestion laborieuse des arrosages. Le petit matériel est toujours nécessaire car de provenance chinoise la qualité occasionne de nombreuses casses (arrosoirs, tuyaux...).
Il est donc nécessaire, pour chaque séjour, d'utiliser les bagages des participants pour transporter du petit matériel (système d’arrosage de qualité, petits outils de jardinages, sécateurs,...). Au retour, les participants remontent des sachets de Moringa.
Côté fonctionnement, tout semble rouler à présent et des passages réguliers d'amis de Bindoula, sénégalais ou occidentaux, permettent de réajuster de manière bienveillante si besoin. Le jardin vivrier doit permettre un apport quotidien de denrées, voir à terme, de proposer des produits au marché du village. La transformation de fruits sera là aussi un objectif à moyen terme pour commercialiser des confitures ou des chips de mangues aux hôtels, à l'export... (du transport de pots à confitures se fera régulièrement grâce aux participants). Un système de séchoir vertical pourrait être pensé pour cela dès que possible.
Côté projet purement terrain, en vue par exemple d'une autonomie financière, il va être primordial de clôturer les nouveaux terrains, d'y favoriser l'accès à l'eau pour créer des mini-forêts nourricière, à dominante peut-être de moringa. La culture de l'artémisia devra elle aussi être soutenue par des apports en compétences techniques afin de palier au manque de moyen des populations pour lutter efficacement contre les crises de paludisme. Des logements traditionnels autonomes pourront être groupés sur certaines parcelles, construites avec peu de bois et peu de ciment, ils peuvent faire l'objet de chantier participatif, intégrés aux arbres pour éviter les coupes abusives et sur-élevés pour limiter les accès aux petits animaux. Un parc tournant à animaux peut être l'objet d'un travail en commun avec gestion de l'eau et du fourrage, dans le terrain face à Bindoula pour avoir un œil sur le bétail, quelques vachettes et moutons avec Gustave l'âne. Un bassin ombragé et sur-élevé, un peu à l'écart des logements peut aussi être utilisé pour l'élevage de poissons pour la consommation quotidienne et le marché. Le vermicomposteur devra être développé, adapté au lieu grâce à une recherche et un apport de compétences.
L'art devra trouver sa place au milieu de ces nombreuses priorités mais en restant finalement un besoin vital pour le bien être de tous à l'échelle de l'humain et de la communauté. Des fresques libres, souvenirs de groupes ou rencontres, des objets arrangés, décorés, des peintures sur les sanitaires, des décorations de chambres, des instruments de musique, des échanges de chants et poèmes... que chaque participant et séjour amène son lot de bonheur à partager !

L'association IEFR a pris fin le 9 juillet 2018.

Les jeunes actifs de Kabadio autour de Kalifa SOUANÉ dit Papis ont créé un GIE (entreprise agricole) sur le terrain en place depuis 2004.

GIE Bindoula est né en lien fort avec Permakabadio qui unissent leurs forces, réseaux et ambitions pour former à la permaculture des jeunes de Kabadio mais aussi du monde entier, pour accueillir qui le souhaite afin de découvrir les richesses de la Casamance et enfin pour transformer les produits locaux comme le Moringa, la mangue... un site internet www.permakabadio.com se prépare mais d'ici là vous pouvez nous joindre :

Bindoula


Le 9 juillet officiellement, après La Piste 9 qui a rassemblée 400 personnes au Col de Crie, pour des raisons simples, notre association IEFR est dissoute.
Notre action vers Kabadio est allée au bout de ces objectifs, de nos possibles, à notre échelle. Les villageois ont su apprendre à nos côtés, partager également leurs savoirs, leurs ressources et leur Amour avec nous, mais d'autres n'ont pas complètement intégré leur place de leader aux valeurs du partage et de la fraternité. Nombreux sont les villageois qui ont suivi nos actions et qui y ont fortement contribué pendant ces 20 dernières années, mais nombreux sont ceux qui, soutenus et leurrés par leurs proches, ont pris des risques incommensurables pour fuir leur pays et chercher un avenir meilleur laissant ainsi derrière eux la peine. Le coût de l'exode des jeunes est immense et ce n'est pas au monde associatif de le combler par des projets qui ne font pas l'unanimité et qui ne motivent guère la jeunesse ayant déjà le souci de nourrir sa famille ou de trouver une occupation. La place de l'Etat dans ces contrées reculées est déterminante de leur avenir. Non, le pillage des ressources premières n'est certainement pas une solution pour fixer les jeunes dans leur village, non, la vente des terres aux chinois et autres néo-colons comme les australiens ou les hollandais n'est pas une meilleure solution.
Que faire ? Ne rien faire comme disent certains... de notre côté nous avons décider de faire vivre cette expérience au profit de la jeunesse en mettant le cap vers la Permaculture, pour se nourrir de ce que l'on produit, simplement. Depuis plus d'un an le projet #permakabadio existe, et depuis un mois, le GIE Permakabadio (groupement d'intérêt économique) est né et permet déjà à un groupe soudé et actif de travailler le sol de Kabadio. Cette dynamique vous pouvez en faire partie !
Un site accueillant peut proposer à tous de venir sur place participer au projet tout en découvrant la Casamance, sa culture et ses traditions.
Les amis woofer y sont les bienvenus ainsi que les projets agricoles respectant la nature et l'humain.
Suivez-nous dans cette nouvelle aventure... sur notre page Permakabadio ou sur instagram #permakabadio

Séjour de juillet 2018, création du GIE Bindoula


Récompense pour notre film Permakabadio, au Canada, au festival Vues d'Afrique, premier de la catégorie Réalités Agricoles :)

 

Un grand bravo aux nombreux porteurs de ce projet, notamment Anouk LEJCZYK, la réalisatrice, Jérémy RIZOUD, Consultant Formateur en Permaculture et Benjamin JAYR, porteur et responsable du projet au Sénégal.

 

PROCHAINE DIFFUSION : samedi 16 juin au Bois D'Oingt 69, 20h Salle du Conseil.

 


ELo, suite à notre dernière AG du 9 février, nos projets prendront fin le 9 juillet 2018.

Pour fêter cela et passer à autre chose, notamment le développement du projet Permakabadio,nous prévoyons une soirée à thème le samedi 30 juin à Villefranche (69) et la reconduction de notre randonnée nocturne, La Piste, le samedi 7 juillet à Monsols (69).

 

Au plaisir, et merci pour votre soutien ces 18 dernières années :)


La Rencontre a encore prit une grande place lors de ce dernier séjour de décembre.

Le projet Permakabadio avance très bien et les liens avec le Dispensaire, l'École et le reste du village se sont très bien passés.

De nombreuses réunions et réflexions nous conduisent vers notre AG du 9 février 2018.

Nous vous en dirons plus prochainement, mais en attendant nous vous souhaitons une bonne et heureuse année, que la joie, la paix et l'amour vous arrivent en abondance :)


Octobre 2017

 

IEFR s'engage auprès des populations de Casamance contre les exploitations minières néfastes pour l'environnement. 

 

En savoir plus et signer la pétition.

 


Le Comité de Santé et l'Association de la Jeunesse Unie de Kabadio nous a fait part en janvier du besoin d'équiper le village d'une ambulance pour sauver des vies.

Cette demande prise au sérieux par nous tous et en lien avec différents partenaires nous a permis de collecter une ambulance mardi 19 septembre 2017. A nous maintenant de gérer les formalités en lien avec nos contacts, le Consul et le Ministère de la Santé sénégalais. Un grand merci aux Ambulances Geoffray.

 

DERNIÈRE MINUTE : réparation en cours (janvier 2018) avec les amis, Alexandra, Xavier et Jean-Luc grâce au don d'un même véhicule pour pièce. Mécanos bénévoles BIENVENUS :)


Un geste pour une empreinte...

 

MERCI :)

3300€ de dons

pour la mangrove !!! 

 

Ensemble, reboisons

la mangrove 

 

Le séjour de démarrage du projet à eu lieu en juillet 2017. Un nouveau mandat pour assurer le fonctionnement de la prochaine phase du projet doit parvenir à l'AJUK en octobre 2017.

Un bilan détaillé sera édité prochainement.

 

 

 


Il Était une Fois une Rencontre...

   Une association, comme beaucoup d'autres, au service des femmes et des hommes de Kabadio, petit village du Sénégal, au cœur de la Casamance.

   Depuis 2000, par ses actions ponctuelles et sa présence régulière, elle essaie de soutenir et développer les forces locales dans leurs projets. Elle met ses compétences et ses moyens modestes au service des villageois, afin de consolider l'esprit de solidarité et d'entre-aide qui y règne, et pour participer aussi à la restauration et à l'aménagement de l'écosystème local. Des actions en France pour soutenir les projets au Sénégal, avec vous, ici ou là-bas, dans la paix et l'harmonie :)

 

A travers ces quelques pages, partez à la découverte de Kabadio et pensez bien qu'un beau jour ce sera peut-être vous qui ajouterez quelques lignes à l'Histoire de notre association, Il était une fois une Rencontre... bon voyage !